Vallée de la Gesse - Nizan-Gesse


Nizan-Gesse






Nizan n'est pas « sur Gesse » et à juste titre : à part l'ancien moulin sur son canal, aucune habitation n'est située sur le versant boisé, raide, qui descend vers la Gesse. Les 90 habitants de Nizan vivent dans la vallée de la Bernesse alors que l'ancien site du village devait être autour du « castera », site défensif où les ruines d'un château féodal luttent encore contre la végétation envahissante. Le soin avec lequel les pierres du donjon ont été taillées, l'épaisseur des murs, attestent de la puissance du seigneur local, au moment où le Nébouzan se sépare du Comminges. Anizan a été une baronnie dont les seigneurs successifs appartenaient aux familles d'Aure, Espagne-Montespan, Aure-Larboust, Astorg...
En 1244, un texte désigne le lieu sous le nom de Anissa ; Anitianum en latin ou domaine d'Anitius. Un très joli marbre, cippe funéraire incrusté dans le mur du clocher de l'église refaite au XIXème siècle, rappelle la présence romaine, ici comme partout dans le canton.
Il ne présente aucune inscription, aucun personnage défunt mais seulement, encadrés par deux pilastres cannelés, et creusé profond, un motif géométrique assez mystérieux et une vigne dont les pampres issus d'un vase sinuent avec élégance dans un décor floral.
Si la vigne évoque sans doute l'immortalité, le motif géométrique fait penser à la porte sur l'autre monde.